J’ai un nouveau travail depuis quelques jours. Je ne lave plus des amandiers, non. Mais je suis toujours dans le thème des amandes, cette fois je les cueille ces foutues amandes…

Après m’être fait virée encore une fois, bah oui une fois c’est pas suffisant, pourquoi ne pas la virer une seconde fois celle-ci? Et ce n’était toujours pas mérité. Nous étions deux à nous faire virer cette fois là. Robbie et moi, sauf que Robbie étant un écossais très souriant et dois-je le dire, lèche-botte, lui ils l’ont repris mais moi pas. C’est bon pour cette fois, définitivement virée. J’étais particulièrement énervée car bon, me reprendre pour me rejeter c’est pas cool, les entreprises australiennes agissent comme des mecs maintenant? Passant des rires aux pleurs, je finis par jeter mes chaussures au milieu de la route boueuse et vide, sous les rires de Solène. Parce que oui, ce mardi elle était avec moi car madame a fait un malaise. Nous sommes rentrées ensemble, acolytes à Mossmont pour la vie. Plus jamais je n’aurais à entendre parler de cette ferme, de ces gens, et de ces amandes. Jusqu’à ce que, deux semaines plus tard, on m’apprend qu’il y a un barbecue offert par les propriétaires de la ferme, alcool et viande à volonté pour tous les employés, pour remercier d’avoir si bien travaillé. Mais, quelle était ma stupeur quand on m’a également annoncé que les gens virés n’étais surtout PAS conviés! J’ai travaillé pendant un mois et demi pour eux, c’est vraiment vache! C’est Ant qui m’a soufflé un « Vas-y quand même, au pire tu te feras virer une troisième fois! » (je vous la fais en français, en anglais vous n’auriez pas compris). Non merci, ça ira. Ma fierté est suffisamment basse. Je ferai soirée avec Sedg, qui est censé partir de Griffith depuis bientôt 3 semaines. J’ai vraiment pas envie qu’il parte celui-là, mais après 7 mois ici, je le comprends.
J’ai un nouveau travail depuis quelques jours. Je ne lave plus des amandiers, non. Mais je suis toujours dans le thème des amandes, cette fois je les cueille ces foutues amandes…
Après m’être fait virée encore une fois, bah oui une fois c’est pas suffisant, pourquoi ne pas la virer une seconde fois celle-ci? Et ce n’était toujours pas mérité. Nous étions deux à nous faire virer cette fois là. Robbie et moi, sauf que Robbie étant un écossais très souriant et dois-je le dire, lèche-botte, lui ils l’ont repris mais moi pas. C’est bon pour cette fois, définitivement virée. J’étais particulièrement énervée car bon, me reprendre pour me rejeter c’est pas cool, les entreprises australiennes agissent comme des mecs maintenant? Passant des rires aux pleurs, je finis par jeter mes chaussures au milieu de la route boueuse et vide, sous les rires de Solène. Parce que oui, ce mardi elle était avec moi car madame a fait un malaise. Nous sommes rentrées ensemble, acolytes à Mossmont pour la vie. Plus jamais je n’aurais à entendre parler de cette ferme, de ces gens, et de ces amandes. Jusqu’à ce que, deux semaines plus tard, on m’apprend qu’il y a un barbecue offert par les propriétaires de la ferme, alcool et viande à volonté pour tous les employés, pour remercier d’avoir si bien travaillé. Mais, quelle était ma stupeur quand on m’a également annoncé que les gens virés n’étais surtout PAS conviés! J’ai travaillé pendant un mois et demi pour eux, c’est vraiment vache! C’est Ant qui m’a soufflé un « Vas-y quand même, au pire tu te feras virer une troisième fois! » (je vous la fais en français, en anglais vous n’auriez pas compris). Non merci, ça ira. Ma fierté est suffisamment basse. Je ferai soirée avec Sedg, qui est censé partir de Griffith depuis bientôt 3 semaines. J’ai vraiment pas envie qu’il parte celui-là, mais après 7 mois ici, je le comprends.
Un mardi où je suis rentrée à 10:00am, un mercredi détente et jeudi on me trouve un nouveau travail. Merci César. Hm, César? Non merci Madec. Madec c’est une agence qui nous trouve exclusivement du travail en fermes. Finalement, César on en a pas vraiment besoin. Surtout en ce moment. Après une bonne semaine sans le voir, il revient plus chiant et inutile que jamais. Tu as le malheur de lui poser une question concernant les 88 jours qu’il t’envoie bouler. Ecoute mon vieux, tu es là pour ça et on te paye qui plus est. Les $182 de loyer sinon je ne vois pas à quoi ils font référence. Probablement pas à l’eau chaude et aux casseroles propres.
Dès le jeudi donc, je commence mon nouveau travail. Située à 45km, cette ferme d’amandes est grande, et nous sommes beaucoup de backpackers à bosser ici. Le travail consiste à enlever les amandes sur les arbres, et les jeter par terre. Pas bien compliqué, mais long… Imaginez 8 heures par jour à faire ça. Heureusement, on a droit à des écouteurs. À moi les podcast scientifiques et les spectacles de Blanche Gardin. Ça m’arrive de rire seule pendant que je fais tomber les amandes. Je ne suis pas folle non. L’ambiance est cool. Notre chef, Joël, assez mignon, est très gentil. On prends de longues pauses et on discute avec lui parfois. Par contre, Luke est un peu rude. Pas avec les filles certes, ça pourrait nous flatter mais son manque de dents est assez perturbant. Ça lui arrive de virer des personnes de temps à autre. Par grande chance, ce n’est pas tombé sur moi!
Une journée de travail dans cette ferme se résume par 45 minutes de transport où je me repose en écoutant ma musique et en regardant le magnifique lever de soleil, parfois apercevant une famille de kangourous, une bonne heure de « punaise j’ai froid » car oui ici c’est l’hiver et le matin il fait environ 1 degré. En bref, la mort. Et enfin environ 7 heures de « c’est quand la pause? ». Ce que j’aime c’est le retour en van où Cory chante par cœur absolument n’importe quelle chanson, ce qui m’impressionne assez, mais moins quand je me dis que finalement l’anglais c’est sa langue natale… Et que Maria et moi on s’endort au fond du bus au bout de dix minutes de trajet. On est fatiguées à la fin des journées, en même temps on marche environ 15 km par jour. Sans dec’ oui, j’ai une application qui compte le nombre de pas sur mon portable. La ferme est immense, et parfois quand on change de bloc le van ne nous attend pas et on doit donc marcher. Long, très long… Mais être payée à marcher, on ne va pas s’en plaindre.
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