En tant que française, je me suis demandée après quelques mois en Australie si les autres pays du globe sont, aujourd’hui, touchés par le sexisme. On le sait, c’est un fait, les femmes ont eu un passé difficile. Les françaises n’ont eu le droit de vote qu’en 1944, un siècle après les hommes, d’où peut être viennent ces mauvais choix politiques. Non je plaisante, je n’en ai aucune idée. La politique c’est pas mon truc.
Mais ça pousse à l’interrogation. Aujourd’hui, en 2020, en tant que femmes, nous sommes victimes d’encore beaucoup de sexisme. Mais qu’en est-il des autres pays?
L’Australie, ce pays ouvert au monde, ne semble pas si large d’esprit. J’ai remarqué quelques situations de sexisme à mon égard. Pas bien méchantes, je dirais même pas du tout, elles sont plutôt de nature protectrices. L’exemple le plus récent que j’ai en tête est à Muchea, à 45 minutes de Perth. On vient d’atterrir dans un HelpX, c’est-à-dire dans une famille australienne où l’on travaille quelques heures par jour en échange d’un logement et de nourriture. En cette période de confinement, c’est ce qu’on aura trouver de mieux. La propriétaire est une femme extrêmement gentille qui possède un commerce de fleurs. Elle a une petite serre avec plusieurs variétés de plantes et un magasin. Durant notre premier jour de travail, elle nous fait visiter, rien de plus normal, fleur par ci, fleur par là… Mais, j’ai remarqué après quelques minutes qu’elle pointait Jim lorsqu’il s’agissait de conduire le quad qui tire les pots de fleurs et autres babioles dont on a besoin au cours de la journée. D’accord Jim allait conduire, j’ai compris. Je ne suis pas jalouse mais ça m’a sauté aux yeux. À aucun moment elle ne m’a demandé si j’avais déjà conduit un quad, si je voulais le faire ou si je savais le faire. Ce qui est déjà arrivé deux fois, et jamais d’accidents! Jim n’en a jamais conduit, et d’ailleurs, il n’a même pas le permis. Alors, pourquoi? Facile: c’est un homme. Tout simplement. Tout est toujours plus facile pour eux, non? Déjà qu’ils peuvent pisser où ils veulent… Quels chanceux!
Autre exemple qui ne me concerne pas, une publicité australienne a fait récemment parlé d’elle à cause de ses clichés sexistes où la femme était objectivée pour le plaisir de l’homme. Merci, mais on peut servir à autre chose aussi. Je trouve ça aberrant qu’en 2020 on ait recours à ce genre d’image pour une publicité; d’autant plus que c’était pour un fast food. J’adore ce genre de nourriture, mais j’irais pas me mettre à moitié nue pour en avoir. Ou bien? C’est vrai que cette période de confinement est assez dure… Ça me manque!
Par contre, j’ai quelques contre exemples qui pourront faire pencher la balance. J’ai eu l’occasion de travailler en construction. Equipe de mecs, que des mecs et c’est moi la seule fille. Aucune pitié pour le coup. Je fais le même travail qu’eux, je roule des brouettes pleines de ciment, je porte des barres de fer de 4 kg, non pas que je sois faible (si!) mais croyez moi c’est pas léger, j’ai également droit à la même pause de 15 minutes par jour pour 10 heures de travail. Alors oui, qu’on soit un homme ou une femme, ce boulot c’était vraiment dur, et ça manquait d’humanité. Mais on était tous traités de la même façon, et franchement, c’était pas facile. Cependant, après un mois j’étais vraiment fière de moi. Et bien contente à la fin de la semaine avec ce salaire plus que méritant hihi.
Je ne suis pas là pour parler sexisme à 100%, car en France, j’en suis victime tout le temps, par des propos principalement et c’est pas toujours facile de se valoriser en tant que femme. J’ai fait mes études dans un secteur qu’on appelle « masculin », et je vais tout faire pour vous prouver que ce n’est pas le cas. Mais aujourd’hui, c’était pour nuancer et comparer les différences entre la France et l’Australie.
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